Urbaine, la musique d’Impression est aujourd’hui clairement orientée vers le rock, mélangeant toujours écriture et improvisation.
A la recherche de sonorités nouvelles, le quintet permet les détournements de fonctions des instruments, les combinaisons inattendues, les expériences sans limite. Les influences sont nombreuses, mais toujours prises avec distance : on pense à Ornette Coleman, Paul Motian, Tim Berne, Steve Coleman ou Jim Black… Un univers hybride, qui joue des confrontations acoustiques – électriques, où le rythme est fondamental, aussi bien que la communication réactive entre les musiciens. Une musique libre, contrastée, électrique, qui nous échappe, mais qui crée malgré tout un univers à part entière, dense et éclectique.
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“Les idées abondent, rythmiques, mélodiques, sous formes d'ostinatos qui s'engendrent les uns les autres, passent d'un instrument à l'autre, se superposent, dérivent en ritournelles faussement populaires, dévident d'interminables pelotes mélodiques, virent à l'improvisation, selon des mètres, des formes et une palette de couleurs sonores constamment renouvelées. Les colemaniens (ceux qui militent simultanément pour les tendances Steve et Ornette) se sentiront concernés, mais on pense aussi très fort à Berne (Tim) pour le tramage de l'écriture et de l'improvisation, Zorn (John) pour de ponctuels coups de cutter dans l'orthodoxie instrumentale. C'est donc déja bien joué et ça promet.”
JAZZMAN (septembre 2004) -
Franck Bergerot |
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